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Paroisse Saint Pierre en Pays d'Auge. Bonnebosq, Cambremer, Manerbe, Pré d'Auge

Le blog de la Paroisse Saint Pierre en Pays d'Auge, Cambremer, Bonnnebosq, Manerbe, Pré d’Auge

Avent 4e dimanche

Publié le 19 Décembre 2021 par Paroisse Saint Pierre en Pays d'Auge

 

La rencontre de l’Ancien et du Nouveau Testament

            La Visitation n’est pas un simple geste de courtoisie, mais représente avec une grande simplicité la rencontre de l’Ancien avec le Nouveau Testament. Les deux femmes, toutes deux enceintes, incarnent en effet l’attente et l’attendu. Elisabeth âgée symbolise Israël qui attend le Messie, tandis que la jeune Marie porte en elle l’accomplissement de cette attente, au profit de toute l’humanité. Chez les deux femmes, ce sont d’abord les fruits de leurs seins, Jean et le Christ, qui se rencontrent et se reconnaissent. L’exultation de jean dans le sein d’Elisabeth est le signe de l’accomplissement de l’attente : Dieu vient visiter son peuple.

            Elisabeth, en accueillant Marie, reconnaît que la promesse de Dieu à l’humanité est en train de se réaliser et elle s’exclame : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » L’expression Tu es bénie entre toutes les femmes se réfère dans l’Ancien Testament à Yaël (Jg 5,24) et à Judith (Jdt 13,18), deux femmes soldats qui mettent tout en œuvre pour sauver Israël. Aujourd’hui, en revanche, elle est adressée à Marie, jeune fille pacifique, qui va engendrer le Sauveur du monde. Ainsi le tressaillement de joie de Jean rappelle la danse que le roi David fit en accompagnent l’entrée de l’arche de l’Alliance à Jérusalem (1Ch 15,29). L’Arche, qui contenait les tables de la Loi, la manne et le bâton d’Aaron, était le signe de la présence de Dieu au milieu de son peuple. L’enfant à naître, Jean, exulte de joie devant Marie, Arche de la nouvelle Alliance, qui porte en son sein Jésus, le Fils de Dieu fait homme.

 

                                                                       Benoît XVI

                                               Magnificat décembre 2018 – n°313

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